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Biodiversité en ville

pour une valorisation de la diversité
des êtres vivants et des écosystèmes

La biodiversité représente la diversité des êtres vivants et des écosystèmes (faune, flore, bactéries), les interactions existant entre eux et entre ces organismes et leurs milieux de vie.
L’absence de produits chimiques accompagnée d’installations (spirales aromatiques, nichoirs…) permettent à la faune et à la flore de renaître en centre-ville. Le PABV (Plan d’Actions Biodiversité en Ville) programme des aménagements : plantations de haies vives avec des essences locales, semis de prairies fleuries, aménagements de parcelles écologiques… Parallèlement, l’ABC (Atlas de la Biodiversité Communale) a proposé un inventaire de toutes les espèces présentes sur le territoire communal.

À découvrir dans la commune

nichoirs

hôtels à abeilles

refuges LPO

spirales aromatiques

écuroducs

marres

rucher communal

Zones humides (154 hectares)

pesticide

kilomètres de haies vives avec 5 400 plants

Forêt en gestion durable

certifiée PEFC avec un mélange de feuillus et de résineux: clairières à Gelinottes, îlots de sénescence, filière bois-énergie…

Visites des installations

avec le public scolaire, des professionnels, partage d’expériences.

Panneaux d’informations

à lire sur les aménagements.

Plantations de haies vives

Malmenées ces dernières années par l’aménagement urbain et les nécessités agricoles, les haies ont tendance à disparaître… et pourtant leur présence est indispensable sur un territoire. Les haies permettent aux petits animaux (hérissons, écureuils, lézards, oiseaux, insectes…) de circuler facilement d’un espace à un autre. Elles constituent également une zone d’habitat et de reproduction pour la faune. Les haies ont un enjeu paysager, améliorent la qualité de l’air et favorisent l’infiltration de l’eau dans le sol par leurs racines. Sur le bord du nant du Villard par exemple, les 800 mètres plantés empêchent la berge de s’effondrer et vont apporter de l’ombre au ruisseau. Une trentaine d’essences locales compose ces haies vives : sureau, noisetier, cassissier, prunellier, merisier…

Semis de prairies fleuries

Outre leur indéniable beauté au moment du fleurissement, les prairies fleuries ont un caractère essentiel en matière de biodiversité. Les espèces semées permettent aux insectes pollinisateurs de se nourrir. D’autres insectes font leurs nids et leurs vies dans ces espaces, alors qu’ils ne pourraient pas le faire dans l’herbe. Ces prairies sont fauchées une seule fois par an, ce qui évite la tonte d’herbe régulière permettant ainsi de réaliser des économies financières et d’énergie. La ville travaille en partenariat avec le conservatoire botanique national alpin, fournisseur de graines issues de nos montagnes. La Motte-Servolex participe au redéploiement et à la sauvegarde des espèces végétales locales menacées ou quasi-disparues.
Plusieurs espaces de la commune ont bénéficié de semis messicoles, plantes annuelles riches en nectar, appréciées des insectes pollinisateurs et des oiseaux. Ces plantations sont réalisées pour des prairies fleuries paysagères en milieu urbain et également en partenariat avec un agriculteur pour les bordures de ses champs.

Nichoirs et refuges LPO

En partenariat avec la LPO Savoie, c’est quelques 6 hectares de parcs espaces verts en centre urbain ou périphérie dédiés à la préservation de la faune et de la flore sauvage : Parcours santé nature du Nant Bruyant, Parc Henri Dunant, Bois du Père Eugène, Butte Panloup, Butte de l’église St Jean. La signature de la convention Refuge LPO collectivité sur ces 5 espaces comprend un partenariat technique et financier avec la Ligue de Protection des Oiseaux de la Savoie, en charge de la réalisation d’inventaires faune et flore et d’un plan de gestion.
Plusieurs actions ont été engagées sur ces espaces, en partenariat avec la LPO et Patrimoine Sauvage: implantation de nichoirs, de prairies fleuries, d’hôtels des abeilles, de spirales des herbes aromatiques, de haies de fruitiers et d’arbustes à baies, ainsi qu’un plan de lutte contre les espèces végétales invasives (Robinier, Renouée du Japon, Balsamine,…).

Fauchage raisonné

Le service voirie a généralisé le fauchage raisonné. La volonté est de concilier sécurité pour les automobilistes en bord de route et préservation de l’habitat pour la petite faune sauvage. Cette technique permet aux animaux de continuer leur vie dans les herbes laissées encore assez hautes au printemps et en été. C’est aussi un bon moyen de maintenir une trame de végétation et une continuité de l’espace naturel. Ce procédé limite l’installation d’espèces invasives végétales telles que l’Ambroisie à feuille d’Armoise ou la Renouée du Japon. Pour éviter l’accumulation des ronces, un dernier passage de fauche est réalisé à l’automne, période non sensible pour la faune.

Ecuroduc

L’écuroduc est composé d’un système de corde tendue entre deux arbres permettant ainsi aux écureuils de franchir une zone dangereuse pour eux, comme une route par exemple. Trois écuroducs sont installés à La Motte-Servolex : avenue Charles Albert, avenue des fleurs et route de l’Épine à la hauteur du chemin du pont Sabatier. Ils permettent de reconnecter les parcs de la ville avec les espaces périphériques naturels et donc d’améliorer la biodiversité animale sur le territoire. L’écuroduc est un corridor biologique artificiel.

Action pollinisateurs

Dans la nature, au jardin et en agriculture, les insectes pollinisateurs sont vitaux pour la reproduction des végétaux angiospermes (plantes à fleur). Outre l’abeille domestique bien connue de nos apiculteurs, le groupe des pollinisateurs comprend également les abeilles sauvages solitaires (plus de 900 espèces en Europe) telles les Osmies ou les Mégachiles, les papillons, les diptères (mouches et syrphes) et bien d’autres insectes.
Avec le développement de l’agriculture intensive (monoculture, remembrement des terres) et l’utilisation massive des pesticides et des engrais depuis 1960, les populations de pollinisateurs ont vu leur population s’effondrer, jusqu’à inquiéter les plus hautes instances gouvernementales : en l’absence des pollinisateurs, c’est 80% de notre alimentation qui disparaîtrait. La protection des pollinisateurs, en tant qu’espèces essentielles à la survie de l’homme et maillon de la biodiversité, est donc primordiale.
Dès 2010, la ville de La Motte-Servolex a décidé de lancer un plan d’action pour la protection des insectes pollinisateurs, avec notamment la signature de la convention objectif 0 pesticide, la mise en place d’aides financières pour les cultures dérobées (Bonne pratiques agricoles).
L’action pollinisateur c’est également divers aménagements : 3 hôtels des abeilles, plusieurs hectares cumulés de prairie fleurie mellifère sur les espaces verts et un rucher communal (4 ruches) d’abeille noire de Savoie dans le bois du Père Eugène.

Vous pouvez également favoriser les pollinisateurs chez vous, en installant une prairie fleurie mellifère ou en construisant un petit hôtel des abeilles. Les pollinisateurs assureront une pollinisation efficace de votre potager !

Zéro pesticide

Depuis 2015, la ville n’utilise plus de produits chimiques pour l’entretien des espaces publics. Elle sensibilise régulièrement les habitants aux dangers de ces produits. La détention et l’utilisation de pesticides chimiques par les particuliers sont interdites depuis le 1er janvier 2019. Un groupe de travail Agenda 21 explore les possibilités de sensibilisation au niveau des particuliers. Les participants souhaitent rappeler la réglementation en la matière et donner des conseils pour le jardinage en éditant éventuellement un guide des bonnes pratiques.

Bio et local pour la cuisine municipale

La question est à l’étude. Un groupe de travail explore les différentes possibilités pour que les fruits et légumes des repas servis notamment dans les restaurants scolaires proviennent de terrains communaux et soient produits selon les normes de l’agriculture biologique. La ville a lancé un appel à projets. La structure retenue sera sollicitée afin de mener une étude de faisabilité dans cette démarche d’envergure.

Les bonnes pratiques au jardin

La ville propose différentes aides pour que chacun puisse avoir un jardin le plus respectueux de l’environnement. Différentes actions de sensibilisation sont menées tout au long de l’année avec un temps fort lors de la semaine du développement durable (au printemps). La ville offre des subventions pour les récupérateurs d’eau et pour les broyeurs végétaux .
Vous pouvez également inscrire votre jardin comme refuge LPO et y appliquer quelques principes : présence de haies fleuries arbustives et de nichoirs, réouverture des clôtures pour permettre à la faune de circuler, implantation de petites mares, etc.

Nous contacter

Service environnement et développement durable
36 avenue Costa de Beauregard
73290 La Motte-Servolex

Tél. 04 79 65 04 76